Confession d'Une (Ex ?) Phobique en Avion


Au moment de lancer ce blog, il y a 3 ans jour pour jour, je vous ai (et me suis) promis de ne parler ici que des produits de beauté, aucun sujet "hors piste" puisque telle est ma vision d'un lieu de détente où on peut oublier, en partageant notre passion commune, les soucis du quotidien. C'est un peu comme quand je vais voir une comédie pour me vider la tête après une semaine de m ...rde, j'apprécie moyennement une publicité sociale anxiogène parce que j'achète du Jeniffer Aniston et pas ce déprimant jeune homme qui m'annonce - la voix grave - la proche fin du monde si je ne fais pas bien mon tri sélectif. Bref ... Aujourd'hui, on va faire du "tri sélectif" mais c'est pour mieux apprécier notre lipstick friday demain ;)

Comment commencer cet article et vous dire quelque chose que j'ai mis quelques années à m'avouer et que même mes parents ignorent ... Bon, et si je vous disais que je croyais profondément que les chances de survie d'un être humain dans un couloir de la mort en Corée du Nord et dans un avion étaient ... similaires. Absurde... Mais bien sur que c'est absurde puisqu'on a toujours une petite chance de s'en sortir en Corée du Nord alors que dans un avion ... il fallait bien une intervention divine pour que l'on puisse arriver saine (prenez ce mot avec prudence, "saine" ça reste assez relatif dans ce contexte) et sauve du point A au point B. C'est dans l'avion que j'ai récité le plus de "Notre Père" de ma vie, c'est dans l'avion que j'ai demandé pardon à tout ceux que j'aie pu blesser volontairement ou involontairement, c'est dans l'avion que je suis arrivée à la conclusion que je n'ai pas à regretter ma vie et que j'ai déjà bien de la chance d'arriver à la trentaine vu le nombre de vols effectués. Bref, je ne sais pas si vous pouvez mesurer la profonde détresse que je ressentais à l'idée de monter dans ce "transport en commun" ? Pour vous donner une idée : j'étais prête à me faire faire arracher les dents sans anesthésie si cela pouvait m'éviter de rentrer dans cet appareil volant. J'avais une aerophobie ...

Le problème ? Et bien c'est que dans ma famille on avait pas le droit d'avoir peur. J'ai été élevée un peu à la dur, on ne montre pas nos sentiments, interdiction de pleurer et d'être "faible" (et oui, à 3 ans j'étais déjà "grande" et je devais "canaliser" mes émotions). Et quand je dis qu'on ne montre pas nos sentiments ce n'est pas de la figuration... plus que la mort, j'avais peur de montrer que j'avais peur, ce qui dans ma situation avec cette foutue aerophobie devenait sacrement embêtant car pour me "soigner", il fallait bien avouer qu'il y avait un problème et pour avouer le problème, il fallait se dire "oui, j'ai peur" et ça, il n'y avait pas moyen !

Un autre problème ? Malheureusement je ne suis pas née masaaï donc au lieu de passer une existence paisible à admirer la beauté du Kilimanjaro et se contenter de faire "coucou" aux avions qui passent en dessus de ma tête, c'est bien ma tête qui se trouvait dans cette boîte volante et c'est à moi que la femme masaaï faisait "coucou" pendant que les larmes chaudes coulaient tout le long de mes joues creusées par la faim, puisque j'étais incapable d'avaler le moindre morceau (non mais que croyez-vous, si je me mettais à bouffer qui allait veiller au bon déroulement du vol ?). 

La logique dans cette histoire ? Pour le moment, il n'y en a pas. Pourtant je croyais en avoir une ... Dites, quand vous prenez le bus ou le métro pour vous rendre à vos occupations respectives, est-ce que vos proches vous disent "bon bus" ou "bon métro ma chéri"? Est-ce qu'un américain vous dirait "have a safe bus" ? Bien sur que non. Est-ce que pour aller prendre le métro on vous fouille au point que c'est la dame de l'aéroport qui aura une longueur d'avance sur votre chéri pour répondre à la question "Madame Peureuse-en-Avion, a-t-elle de la cellulite sur sa cuisse gauche ?". Et si encore c'était un Brad Pitt qui vous fouillait (je précise, Brad Pitt de "Troy" et non Brad Pitt de la pub Chanel) et beh non, on vous met une vielle qui vous regarde de mauvais oeil et qui ne ressemble guerre à votre gentille grand mère. Alors que vous, pauvre petite, vous avez tellement besoin du réconfort et d'un petit mot gentil glissé à l'oreille (en même temps, je viens de m'imaginer la scène ... j'avoue que ça pourrait être assez ambiguë si un agent de sécurité en jupe glissait un mot gentil dans votre oreille ... allez, je retire, pas de glissade de mots dans les oreilles alors!). Bref, tout ça pour vous dire que dans mon inconscient (qui porte bien son nom, tiens) tout était très clair : si on vous dit "bon vol", c'est qu'il peut ne pas l'être ! 

Une lueur d'espoir dans ce foutu monde d'aéronautique ? Le mot magique "duty free" ! C'est là qu'on dit "au revoir" (adieu ?) à la vie terrestre, une raison de plus de prendre cette palette YSL et celle de Lancôme et pourquoi pas celle de Guerlain. Mais on s'en-fou de notre banquier, bon Dieu, on ne le reverrait peut-être plus jamais ! Alors que mourir sans mettre les doigts dans cette beauté de palette, c'est no way !

Les claquages / craquages en répétition, j'ai fini pas avouer mon souci à certaines personnes (mais oui, parce que c'est hyper compliqué d'expliquer pourquoi, une fois à l'aéroport, bizarrement tu es toute blanche, t'arrives plus à émettre le moindre son, tu fais la signe de croix alors que t'es pas un joueur de foot en train d'entrer sur une pelouse), on m'avait répondu que c'était de la foutaise et que si j'arrivais quand même à rentrer dans un avion, c'est que je n'étais pas phobique. Et moi, si je pouvais taper sur cette personne et bien je l'aurais fait ! Parce que tout n'est pas une question "il y en a qui ont plus peur que toi", parce qu'il est im-po-ssible d'avoir un 11 sur une échelle de 10 et je vous assure que j'étais au max de l'angoisse possible ! Petit exemple, si on me disait qu'on m'envoyait en Afghanistan pour faire un reportage sur la vie des talibans, le question que je me poserais serait la suivante : "mais bordel, il faudrait que je prenne un p..tin d'avion de m..rde pour aller de Kaboul à Kandahar, comment vais-je faire". Voilà quoi ...

Quand je suis arrivée au stade de pleurer comme une madeleine avant d'aller en vacances, de faire un effort surhumain pour rentrer dans l'appareil, je me suis dit que ça ne pouvait plus continuer comme ça et que vu que je ne compte pas m'expatrier chez les masaaï (déjà, qu'il faudrait prendre un avion à hélice pour s'y rendre), j'ai décidé qu'il fallait que je fasse quelque chose. Pas d'hypnose ou d'autres drôleries du genre, pas de psy pour lui raconter que lorsque j'étais petite un avion a roulé sur un oiseau et que dans mon inconscient l'oiseau c'est moi, l'avion c'est mon père (bref, vous voyez le délire), pas de guérisseur zoulous mais ... un stage pour les pauvres gens comme moi, pour les aerophobiques. Décollage immédiat car, mi novembre, j'avais appris que je devais faire un aller-retour express à une destination lointaine et donc me taper 20 heures d'avion en 4 jours (suicide nerveux). 

Sachez que pas mal de compagnies proposent ce type de stage, Air France entre autre, mais j'ai choisi un autre centre pour la bonne et simple raison qu'il est basé sur Paris. Je prends donc le rendez-vous dans le centre de traitement de la peur de l'avion pour une journée de formation (il faut bloquer un dimanche). En arrivant à l'heure, je me rends compte qu'on est en petit comité (bon point) et que, surprise, je ne suis définitivement pas la seule dans ce malheureux cas de figure et que, autre surprise, les gens qui ont peur ont l'air ... normal (je m'attendais à voir des déséquilibrés qui grignotent leur stylos, rongent leurs ongles, des bizarres quoi). La première partie de la journée, la parole est au psychologue et au spécialiste en aéronautique, j'en ai tiré les conclusions suivantes :

  • pas la peine de chercher qu'est-ce qui a déclenché la peur, c'est un "effet papillon" quand un petit truc insignifiant peut conduire aux conséquences majeures (un vol mal vécu => l'appréhension du vol suivant est née => la peur d'avoir peur s'installe => la phobie) 
  • pas mal de gens ont peur en avion et c'est une réaction qui n'est pas anormale dû à notre mémoire génétique (je simplifie car sinon je devrais vous pondre un autre pavé sur le sujet) : ouf, je ne suis pas dingo !
  • je me suis rappelée (puisque le plus fou dans l'histoire c'est que je ne suis pas une "ignorante" du monde aéronautique ayant fait mes études dans le domaine de la physique) quelques caractéristiques techniques sur les paramètres qui permettent à un avion de voler 

Cette première partie de journée passe d'une manière très sympathique, on échange et on comprend que l'on ressent, souvent, la même chose mais parfois, pas tout à fait : par exemple, il y avait ce jeune homme qui ne pouvait pas se lever en avion de peur de le déséquilibrer et de le faire tomber, je m'étais dit - non sans fierté - que moi, tu vois, je n'étais pas aussi bête lol 3 secondes plus tard, je me suis souvenu que votre bien dévouée ne mangeait pas en avion pour rester en état d'alerte et pour signaler à l'équipage un éventuel dysfonctionnement de l'aile gauche qui ne risquait d'ailleurs qu'une  seule chose, d'être trouée par mon regard insistant. 

Le midi, l'heure est au déjeuner ! Deux pilotes en service se joignent à nous. Ils sont, bien évidemment, pris d'assaut et noyés sous nos questions : et que fait-on si un incendie se déclenche alors qu'on survole l'océan Atlantique, et que fait-on si les deux pilotes décident d'aller au petit coin en même temps et qu'à ce moment un gros oiseau rentre dans la cabine et que la porte des toilettes est coincée et que l'oiseau décide de poser son gros popotin sur le manche et qu'on décroche et que si et que ça, bref, un tas de situations hautement probables, vous voyez :) Le calvaire des pilotes (notre déjeuner) étant terminé, on rentre dans les locaux et on passe à la deuxième partie où on continue à échanger avec les pilotes (comme s'ils n'avaient pas assez de nos questions idiotes, les pauvres). Puis, cerise sur le gâteau, le simulateur de vol, s'il vous plait ! Le but ? Voir la cabine et effectuer le décollage et l'atterrissage nous mêmes, histoire de bien comprendre que la tâche reste "banale" et surmontable  - et je me dis que comme ça, je pourrais nous faire atterrir si jamais ... mais qui a dit que la folie allait s'en allait tout de suite ? Non, on ne va pas se mentir, vous ne sortez pas en étant "un autre homme", la guérison est un processus qui prend un certain temps. Il faut déclencher un nouveau "cycle" => tu vis mieux le prochain vol => tu as moins d'appréhension => tu vis mieux le vos suivant => tu as encore moins d'appréhension etc. On est reparti avec des "penses bêtes" pour nous rappeler pourquoi nous ne devrions pas avoir peur en avion ce que j'ai mis en pratique 5 jours après ce stage en embarquant pour 10 heures de vol.

Depuis, j'ai refait d'autres vols et je mets en pratique les techniques (notamment de respiration) qu'on m'avait apprises, car il est hors de question de laisser les peurs pourrir ma vie. J'ai également compris qu'il ne faut pas avoir honte de reconnaitre sa peur car c'est ça le vrai courage, ce n'est pas l'absence de peur, c'est quand on a peur mais qu'on y va quand même !



Informations pratiques : 
  • la journée de formation coûte dans les 400€ et elle peut être partiellement prise en charge (minimum à 50% voir plus, en fonction des mutuelles) 
  • il faut bloquer un jour entier 
  • mieux vaut vous inscrire peu avant de prendre votre prochain vol (autrement dit, ne le faites pas 6 mois avant votre voyage)
  • toutes les informations et la prise de rendez-vous sur le site : Centre de Traitement de Peur en Avion 

P.S.: petite precision peut-être utile pour certaines, je prends l'avion depuis l'âge d'un an et je n'avais jamais peur avant. Elle s'est déclenchée il y a quelques années mais doucement, sans que je me rende vraiment compte (après quelques incidents en vol sans gravité, genre une remise de gaz à l'atterrissage, des fortes turbulences etc.). Je n'ai jamais arrêté de voler (je prends quelques vols par an dont au moins un long courrier) c'est juste que ça me rendait malade et l'effort employé pour prendre l'avion devenait de plus en plus intense. J'aurais jamais dû attendre si longtemps avant d'aller faire ce stage car j'ai (presque) laissé la situation prendre le contrôle de ma vie (car si on dit "non, je préfère aller pour la 10ème fois à Nice plutôt qu'à Bora Bora" c'est que ce n'est plus vous qui décidez de votre vie mais votre peur et j'étais à deux doigts de me retrouver dans un tel état). Si jamais vous ressentez la même chose (même en moins intense) que moi,  je vous conseille de vous en occupez au plus vite, c'est une chance de plus que vous vous donnerez pour vivre normalement.


16 commentaires:

  1. Mais MERCI pour ce billet, bien contente que tu te cantonnes pas à la beauté pour ce coup !
    J'ai pris l'avion quasiment tous les ans depuis que je suis petite. Au départ ça m'amusait, j'adorais ça ! Puis j'ai commencé à flipper pour les décollages / atterissages, mais toujours super à l'aise durant le vol. Jusqu'à la dernière fois où c'est devenue une vraie angoisse et je n'ai pas desserrée la mâchoire lors de mon dernier vol en Tunisie (et c'est qu'1h30... ridicule !)
    Ma peur est venue à cause des crashs aux infos, des reportages sur les crashs, du fait que, selon moi, je mets ma vie dans les mains d'un appareil dont je ne comprends pas vraiment le fonctionnement.... Et qu'est-ce que je m'en fiche qu'il y a plus d'accidents en voiture, au moins en voiture j'ai les pieds sur Terre et une chance de survie, pas en avion....
    Bref merci pour ce témoignage, je me suis souvent demandée comment ce genre de formation se passait.... En plus j'ai un ami pilote, je devrais pouvoir lui demander plus de renseignements ;)
    Bisous !

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  2. J'ai trouvé ce post très intéressant, Je ne suis pas vraiment phobique de l'avion même si je ne suis pas non plus extrêmement rassurée. Je crois par contre que l'une de mes plus grandes peurs c'est celle du vide et que là je peux devenir légèrement irrationnelle alors qu'en temps normal je suis plus "moi j'ai une grosse carapace et je ne montre à personne de quoi j'ai peur". J'ai vraiment trouvé intéressant le fait que tu nous présentes tout le cheminement que tu as fait pour en arriver là, reconnaître et admettre sa peur etc et essayer d'avancer avec malgré tout :)
    Et puis maintenant j'ai hâte de lire le lipstick friday de demain :)

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  3. Coucou alors qd mon cheri m a dit que l on allait vivre en ecosse je me suis dit ouf on peut y aller en voiture et en bateau mais finalement l avion etant plus rapide c est surtout notre moyen de locomotion et j ai peur si peur qu un gentil monsieur m a donne de l homeopathie la derniere fois ! J ai d autant plus peur qd l hotesse me dit que le vol aller a ete horrible ! Bref ma solution depuis que j ai des enfants mon attention est detournee meme si je ne suis toujours pas tres rassuree

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  4. Avant j'avais un vertige terrible, du genre je me sentais mal dans les escalators de rer. Ca m'empêchait de faire des trucs, visiter certains endroits.. donc maintenant je le travaille, je me dis que c'est irrationnel et j'essaie de pas penser.. c'est visiblement moins fort que toi, et moins handicapant, mais je comprends tout à fait ce que tu ressens et je trouve vraiment genial que tu aies pris le taureau par les cornes. J'espère que chaque vol ira de mieux en mieux pour toi !

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  5. Oh mais je me sens soudainement moins "folle" J'avais l'impression de me voir en lisant tout ton article! Le seul truc positif à l'avion est le duty free, je suis angoissée au plus haut point en avion, au point de ne pas en dormir plusieurs jours avant, ça me gâche mes voyages! Je me sens tellement mal dans les aéroports, je suis au bord de l'évanouissement à chaque fois. Quand on décolle je suis dans un état de délabrement avancé (sueurs froides, tremblements, pâleur, jambes en mousse, ventre creux, frissons...). Quand on atterrit, j'ai l'impression que je viens de gagner le million tellement je suis soulagée, mentalement et physiquement. C'est drôle, moi aussi j'ai préféré me faire arracher les dents de sagesse que prendre l'avion... Mais je suis obligée de voler, pas moyen de rentrer en Europe ou aller voir mes frères aux USA en vélo... Alors je me fais violence mais ça me gâche la vie, d'autant que Chéri adore voler, il est totalement à l'aise en avion et ne comprend pas mes angoisses. Moi aussi, si je devais partir en Afghanistan mon plus gros drame serait l'avion. Quand des scènes au ciné se passent dans des avions j'angoisse, ou alors je me demande comment ils font pour rester zen tous ces gens qui prennent l'avion comme moi je prends le bus chaque matin.... Bref, je te rejoins sur toute la ligne et je suis heureuse de découvrir qu'il y a des cours contre ça! Je file voir ce qu'Air Canada propose, merci merci pour cet article!

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  6. Félicitation! Félicitation pour l'anniversaire de votre blog et félicitation pour tout le trajet que vous avez accompli dans votre tête. Vous avez raison, le courage est de savoir avouer ses faiblesses . C'est même , la seule façon de pouvoir trouver une solution. Alors bon vol maintenant.Bon vol en avion et bon vol dans votre vie. Bonne journée que je vous souhaite libérée et sans angoisse.

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  7. Je me retrouve très bien dans ce que tu décris. Sauf que moi, je ne prends même pas l'avion ! Déjà que je suis très mal à l'aise dans le train (l'enfermement, tout ça ! ) et il y a longtemps que j'ai renoncé aux vacances lointaines. Si je gagnais un super voyage à Tahiti, j'irais même pas ! La dernière fois, je me suis fais croire que tout allait bien. Sauf qu'en vrai, j'ai été malade 3 jours avant et 4 jours après, l'air de rien. Mais c'était bien dû à la peur terrible qui me tordait les boyaux ! Du coup, j'ai à peine profité de me vacances. Plus jamais ça ! Il y a de jolis coins en France aussi !
    Djahann

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  8. Coucou : bravo en tout cas d'avoir réussi à vaincre (en partie?) cette phobie. Comme toutes les phobies, elle ne s'explique, mais handicape. Moi je ne suis pas afn de l'avion, mais voilà, ça n'est pas une phobie, en revanche, j'ai une phobie du vide, qui me handicape pour certaines choses. Et ça doit aussi certainement se "soigner", mais c'est très chiant : genre, on va aller au ski en famille début mars, je ne skie pas, car pas question pour moi de prendre le télésiège (le tire fesses, why not) mais là où je vais il n'y a que des télésièges : l'an dernier, j'ai pris sur moi de prendre le tépéhérique, seule avec ma puce, pour ne pas lui transmettre ma phobie, et elle qui regarde vers le bas et qui me dit "on va pas tomber, maman, hein" ; tu vois le tableau.... pour le ski, je suis sûre qu'il doit exister des moniteurs chargés de s'occuper des cas comme le mien LOL, mais je me vois mal à mon âge, commencer tout ça (non j'suis pas hyper vieille, mais pour le ski, ça reste un sport.... j'adore la montagne, mais ce vide me fait peur, pareil quand on fait la route, c'est simple, je ne conduis pas la voiture en route de montagne, et je suis cramponnée à la poignée de la porte (ridicule) : j'ai même dit à mon chéri que s'il se pétait la jambe en faisant du ski, on se débrouillait pour avoir un chauffeur qui nous redescend dans la vallée, tellement je bloque : complètement irrationnel :-(
    je pense que quand on va aller au ski, là d'ici qq semaines, je vais aller me renseigner à l'ESF : parce que mes enfants (mes deux garçons) savent déjà skier, ma puce va commencer à apprendre et que je me dis que d'ici qq années, ça pourrait être sympa de skier tous ensemble, sauf que cette phobie me hante :-(
    je refuse d'embarquer sur un siège suspendu dans le vide, hors de question...
    merci pour ton article, ça donne envie de faire de même ;-)
    PS : mais pas de duty free en station LOL mais une bonne raclette - tartiflette le soir :-) et puis le payasage de montagne est si beau...
    Bises

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  9. Ton témoignage est très intéressant pour tous ceux qui vivent la même phobie de l'avion...ne pas laisser les peurs nous dominer, voilà une belle leçon de vie et de courage. Je prends l'avion de temps en temps, notamment pour aller voir mon frère chéri de l'autre côté de l'Atlantique, je n'ai pas de crainte particulière (jusqu'à présent), mais c'est vrai qu'on n'a aucune maîtrise sur ce qui se passe, on est donc obligé de faire confiance et aux pilotes et à l'engin.
    Je rejoins Florence pour te féliciter pour ton anniversaire de blog !! Du fond du cœur.
    Bisous, bonne journée.

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  10. J'ai trouvé ce post très intéressant même si je ne suis pas une phobique de l'avion, je pense qu'avec ce post tu peux en aider beaucoup donc bravo !
    Belle leçon de courage !

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  11. Etant absolument incapable de me faire à l'idée de monter dans un avion ( je suis la personne qui dépasse le 11/10 niveau trouillomètre ), je n'y ai jamais mis les pieds et je crois que je ne serai jamais capable de le faire. Ma peur l'emporte sur l'envie de partir pour des vacances lointaines ou pour le duty free! La seule idée de réserver des billets me terrifie. Je crois que c'est depuis les attentats du 11 septembre. Je sais bien que c'est irrationnel, mais je n'y peux rien. Je suis tellement persuadée que la seule façon de ne pas mourir en avion est de ne pas le prendre, que je n'ai même pas envie de m'inscrire à la formation anti-peur-en-avion. Eh oui, je fais parti de la brigade des trouillardes en puissance.. Si je n'ai pas le courage d'affronter ma peur, j'ai au moins le courage de me déclarer irrationnelle et complétement stupide de vouloir le rester.. On se console comme on peut ! En tout cas merci pour ton article, qui , en plus d'être déculpabilisant est vraiment très rigolo ;) Ton humour est irrésistible ! bise et à ce soooooir ;D

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  12. cet article tombe à pic, je viens de reserver mes vacances pour la reunion 11h d'avion :s j'ai une reelle phobie de l'avion, faut dire que mon dernier vol date de longtemps et il s'est pas très très bien passé du coup j'essaie d'éviter l'avion alors que je voudrais tellement voyager.. alors je vais passer ce cap, c'est vrai après tout il ne faut pas rester sur une mauvaise appréhension. J'espere que ça se passera bien et qu'après ça je serais motivé pour faire d'autres voyage qui sait...

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  13. Aaaah, je me reconnais dans tes dires... Je suis aussi phobique de l'avion, phobie qui s'est associée à une peur de la mort. Il y a deux choses que je vis très mal en avion : la peur du crash perpétuel et sa fatalité (genre t'as pas trop de chances de t'en sortir si t'es dans un crash) et le fait de devoir faire pleinement confiance aux pilotes alors que l'avion est un engin qui défie les lois de la gravité. Pourtant quand je monte dans un TGV, je me pose pas la question du conducteur, mais dans l'avion, ça revient systématiquement.
    J'avais très mal vécu un voyage en Autriche comme ça, j'avais limite pleuré dans l'avion, mon copain en pouvait plus et j'étais sortie exténuée du vol. Ce qui est d'autant plus difficile avec la phobie de l'avion, c'est que les gens qui ne sont pas touchés ne comprennent pas et ont tendance à vouloir rationaliser bêtement "non mais l'avion c'est le moyen de transport le plus sûr". Ce à quoi j'ai juste envie de répondre un vulgaire "ta gueule", car en plus de n'avoir aucun effet rassurant (une phobie n'est pas rationnelle par définition), cela la renforce et la rend honteuse et anormale.
    Enfin suite à ce vol, j'avais regardé pas mal de vidéos qui expliquent comment fonctionne un avion... et j'ai aussi décidé de prendre des tranquillisants avant de monter à bord (faute de pouvoir faire les stages qui sont chers). Cela n'élimine pas la cause, mais j'ai pu rentrer dans l'appareil dans un état émotionnel stable et j'ai vécu le vol presque normalement. Une chose, en revanche, m'a bien aidée et rassurée : je dis aux stewards que je suis phobique. Non seulement, cela soulage, mais surtout, ils font plus attention à nous et savent trouver les mots et arguments pour rassurer (aucun d'eux n'a employé le poncif "non mais l'avion c'est le moyen de transport le plus sûr"). L'un des steward était venu me voir avant/après le décollage et au moment de l'atterrissage. Et j'ai remarqué que de taper dans le duty free détourne aussi énormément l'attention et permet de ne pas cogiter pendant ce temps (et c'est aussi l'excuse pour acheter plein de produits moins cher !!! Je me suis jamais remise du duty free d'Istanbul, un vrai centre commercial)
    Bon dans 6 mois, je dois prendre l'avion en long courrier avec correspondance (8h dans les airs, j'en salive d'avance), du coup, je me tâte à faire ce stage juste avant.
    Merci en tout cas de ton témoignage qui met du baume au coeur :)

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  14. Je n'ai jamais pris l'avion ... Je flippe rien que d'y penser.
    Je pense que je ne suis pas prête de le prendre et je sais que je rate de belles vacances a cause de cela ...
    Le prix du stage est élevé je trouve ... Et comment savoir si l'investissement sera efficace ?!
    Intéressant a lire en tout cas.
    Bises

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  15. Bonsoir Alina !
    Ton témoignage est très intéressant, je trouve ça bien que tu en parles dans ton blog. Je suis également ravie pour toi que tu aies pu dompter cette peur. Je ne savais pas du tout que certaines compagnies proposaient ce genre de stage, c'est vraiment bien.
    Pour ma part, je n'ai pris l'avion que deux fois et j'étais très petite. Ce n'était malheureusement pas pour un voyage, mais dans de tristes circonstances. Sinon, je me demande quelle sera ma réaction à bord... J'espère te confier cela d'ici là :)
    A bientôt !

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  16. Moi je prie aussi beaucoup avant et pendant...et aussi je faisais limite mon testament :) et puis ma phobie s'en est allée ! Je ne sais pas comment peut être à force de voler.

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